La Coordination générale du programme d’urgence de renforcement de la résilience et de sécurité des communautés (PURS) a élaboré conjointement avec l’ensemble des acteurs engagés dans la réponse au choc de déplacement forcé un plan de réponse sur la période 2025-2026. Le mercredi 25 février 2026, ce plan de réponse multisectorielle budgétisé à 18,9 milliards de FCFA a été lancé par le Coordonnateur général du PURS, la Coordinatrice du Système des Nations Unies au Togo et le Directeur de Cabinet du ministère chargé des solidarités en présence des partenaires.
Ce cadre qui constitue le cadre prioritaire des interventions en réponse au choc de déplacement forcé au Togo, s’articule autour de 03 piliers : la protection, l’assistance et la prévention. Aligné sur les priorités du PURS, il vise à répondre aux urgences, réduire l’impact des chocs et connecter l’action humanitaire aux programmes de développement.
Une réponse basée sur les besoins des personnes affectées
Depuis 2021, le Togo fait face à des défis humanitaires croissants liée au débordement de l’insécurité dans le Sahel. Face à ces défis, le Togo a adopté une politique hors-camp dans la gestion des déplacées de force, intégrant les réfugiés dans les communautés hôtes. En juin 2025, le pays comptait 55 496 personnes déplacées de force installées majoritairement dans la région des Savanes, mais aussi dans les régions de la Kara, de la Centrale et des Plateaux. Dans ces conditions, les ressources naturelles et infrastructures socio de base subissent une forte pression dans des zones déjà vulnérables.
Cette situation affecte directement 1 923 196 personnes, dont 807 742 identifiées comme à risque, avec une forte proportion de femmes et d’enfants selon l’Évaluation Multisectorielle des Besoins conduite par la Coordination générale du PURS entre 2024 et 2025. Validés en juin 2025, les résultats constituent le socle du Plan de réponse et dénote des risques réels de protection mais également dans des secteurs essentiels.
Une pression croissante sur les communautés hôtes
La crise a un impact majeur sur les communautés d’accueil. En 2025, 50 % des réfugiés et 45 % des PDIs sont hébergés gratuitement par des ménages hôtes eux-mêmes vulnérables. Les projections indiquent une hausse continue des personnes affectées, passant de 185 634 en 2024 à près de 195 000 à l’horizon 2027.
Les abris sont souvent précaires, sans accès à l’eau potable, à l’assainissement ou à l’électricité. La protection demeure un enjeu majeur : plus de 270 000 personnes avaient besoin de services de protection en 2025, contre 220 947 en 2024. Les risques incluent les violences basées sur le genre, le travail des enfants, la séparation familiale et les mariages précoces.
Sur le plan alimentaire, 52 % des personnes affectées sont en insécurité alimentaire, dont 40 % en situation de crise. Ces personnes utilisent des stratégies d’adaptation négatives telles que la réduction des repas, l’endettement ou la mendicité qui fragilisent la cohésion sociale.
En parallèle, 70,34 % des personnes présentent des besoins critiques non satisfaits en eau, hygiène et assainissement, augmentant les risques sanitaires.
Une Coordination inclusive du plan de réponse
Pour réponde efficacement à ces besoins par ma mise en œuvre du plan de réponse, le Gouvernement du Togo et ses partenaires s’appuient sur un mécanisme de coordination dont le lead est assuré la Coordination générale du Programme d’Urgence de Renforcement de la Résilience et de la Sécurité. des Communautés (PURS) en collaboration avec le Bureau de la Coordinatrice résidente du système des nations unies. Ce mécanise, qui bénéficie de l’appui technique du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), repose le triple nexus humanitaire-développement-paix, avec pour objectif de faire évoluer les populations de l’urgence vers la résilience.
La Coordination générale du PURS à travers ce mécanisme de coordination nexus veille à l’alignement des interventions sur le plan de réponse conjoint 2026-2027 et à la cohérence des données pour son suivi.
À travers cette démarche, le Togo affirme sa volonté de transformer la crise en opportunité de résilience collective, sous l’impulsion d’une coordination nationale forte et inclusive.